Maison Osenat : vente d’un vase chinois estimé à 2000 euros

La Maison de vente aux enchères Osenat à Fontainebleau (Seine-et-Marne) a vendu, le 1er octobre 2022, un vase chinois pour plus de 9 millions d’euros. Il a été adjugé près de 9 000 fois le prix auquel il avait été estimé.


Ce vase chinois, qui mesure 54 cm de hauteur et 40 cm de diamètre, a été vendu 9,121 M€ lors d’une vente à l’hôtel d’Albe, à Fontainebleau

Les ventes aux enchères peuvent parfois être le théâtre d’événements particulièrement incroyables et réserver de belles surprises. La Maison Osenat en a été le témoin privilégié lors de la vente d’un vase chinois, estimé dans un premier temps entre 1.500 et 2.000 euros, et vendu… plus de 9 millions d’euros.

Une vente exceptionnelle et inattendue, même si Cédric Laborde, le directeur d’objets d’art de la Maison Osenat se doutait que quelque chose se tramait au moment de la présentation du catalogue au public. En effet, le vase a attisé beaucoup d’intérêt et de convoitise, surtout de la part des Chinois qui se sont déplacés en nombre pour le voir.

Les experts, chargés de l’estimation de ce vase, avaient daté cet objet du XXe siècle, sans plus de particularité et surtout sans se douter qu’il valait une fortune. Lors de la vente, plusieurs enrichisseurs se sont manifestés pour acquérir cette œuvre datant probablement du XVIIIe siècle, suscitant passions et tensions. Après une bataille acharnée, à la fois au téléphone et dans la salle, le vase a été cédé à un acheteur chinois.

“Les Chinois sont passionnés par leur histoire et sont fiers de reprendre leur patrimoine. Je pense que ce vase n’est pas destiné à être caché des regards, mais exposé dans un musée”, souligne Cédric Laborde.

Ce grand vase chinois Tianqiuping, en porcelaine et émaux polychromes -style bleu et blanc- à panse globulaire, représentant des dragons et des nuages, a été cédé à 7,7 millions d’euros, auxquels il aura fallu rajouter les frais, scellant la transaction à 9,121 millions d’euros.

La propriétaire, une femme vivant dans un territoire d’Outre-mer français, avait hérité “du vase de sa mère. Elle l’avait elle-même hérité de sa mère, une grande collectionneuse d’art parisienne, au siècle dernier”, a précisé Cédric Laborde, qui a expliqué que la vendeuse avait été “abasourdie” par la nouvelle.

Crédits photos ©Osenat

www.osenat.com

Articles recommandés